17 minutes de lecture|1112 vues|Catégorie : Devenir compositeur pro, Production musicale|

Nous vivons une époque extraordinaire. Jamais nous n’avions eu autant d’outils à notre disposition pour composer de la musique.

La technologie moderne rend accessible un large éventail de possibilités pour tous les budgets. Il y en a pour tous les goûts : du simple setup home studio à l’usine à gaz professionnelle, en passant par le setup minimaliste pour les musiciens nomades.

Le revers de la médaille : on peut s’y perdre et ne pas savoir quoi prendre pour évoluer efficacement.

Dans cet article, je partage avec vous mon expérience et mes conseils pour vous aider à choisir le bon matériel pour composer votre musique, en fonction de votre niveau et de vos besoins.

J’ai écris cet article pour vous éviter de vous ruiner inutilement. Et aussi afin de vous aiguiller sur le matos qui ferait une vraie différence pour vous aider à passer au niveau supérieur.

Je pense que ce guide ravira un bon nombre de membres du site, qui me demandent régulièrement « Quel matériel devrais-je acheter ? » !

À qui s’adresse cet article ?

  • Vous êtes peut-être un musicien débutant qui a envie d’apprendre à composer de la musique, mais vous ne savez pas par où commencer.
  • Ou alors, vous composez déjà et avez envie de voyages. Vous cherchez une solution pour continuer à produire du son pendant votre trip.
  • Ou encore, vous êtes un musicien confirmé qui a envie de s’essayer à la production musicale, mais vous ne savez pas quel matériel acheter.

Dans les trois cas, ce guide est fait pour vous. On va tout vous dire.

Vous disposez ci-dessous de 4 setups différents de matos pour composer votre musique. Chaque setup correspond à un profil de musicien et j’ai précisé les avantages et inconvénients de chacun, selon moi.

Vous êtes prêt ? C’est parti !

Commençons avec le premier setup 👇

Le setup minimaliste – la config de Bach

C’est l’approche traditionnelle par excellence, souvent utilisée encore aujourd’hui pour griffonner des idées musicales dans l’instant lorsque l’inspiration est encore là.

  1. Du papier, idéalement à musique
  2. Un crayon, ou un porte-mine c’est encore mieux
  3. Une gomme, évidemment
  4. Et… c’est tout !
  5. Facultatif : un instrument de musique

Mon avis 💬

Eh oui ! C’est tout ce qu’il faut pour composer une partition de manière très traditionnelle (on dit « à la table ») ou bien simplement pour créer une grille d’accords à bosser ensuite.

Honnêtement, ça m’arrive régulièrement de n’utiliser que ça lorsque je réfléchis à la structure générale ou au développement harmonique de ma composition.

Si vous n’êtes pas débutant, ne sous-estimez pas cette approche minimaliste qui peut devenir salvatrice si vous avez tendance à bidouiller votre son plutôt qu’à écrire (que ce soit en ajustant éternellement le timbre de sa guitare électrique sur ses pédales ou que ce soit en feuilletant vos presets de banque sons préférés). Avec cette approche, au moins on est forcé de bosser l’essentiel ! 😬

Cela dit, l’approche à la table oriente forcément les choix esthétiques de vos compositions (impossible de sculpter un kick ou une nappe d’ambiance par exemple).

Notez que j’ai écrit que l’instrument est facultatif. Eh oui, c’est tout à fait possible de faire sans. D’ailleurs, j’ai fonctionné comme ça à mes tout débuts dans mon adolescence pendant plusieurs mois ! Mais sans instrument sous le coude, vous devez impérativement avoir travaillé votre oreille pour être capable d’imaginer le rendu sonore de ce que vous écrivez (ce qui me manquait cruellement à l’époque).

Le prochain setup commence à mettre les mains dans les logiciels et permet déjà d’accéder à des possibilités plus étendues. C’est le setup que je recommande si vous n’êtes pas à l’aise avec la technique, mais que vous voulez quand même produire vos propres musiques.

Voici…

Le setup débutant – pour démarrer dans la composition

Pour démarrer, il est important de vous munir d’équipements suffisamment bons et pratiques pour vous donner envie de continuer, mais suffisamment abordables. Voici ce que je vous recommande :

  1. Un dictaphone milieu de gamme, pour avoir de quoi enregistrer vos idées
  2. Une application d’édition de partition pour noter vos compositions
  3. Votre casque ou paire d’écouteurs habituelle, si possible avec fil
  4. Facultatif : un séquenceur gratuit pour commencer à vous faire la main en production musicale.
  5. Facultatif : une interface audio (carte son) d’entrée de gamme, type Focusrite Scarlett 2i2

Mon avis 💬

Je vous ai préconisé un dictaphone pour enregistrer vos idées musicales. Sachez qu’il existe par exemple le Tascam DR-05 ou le Zoom H1n qui sont vraiment tops et abordables… et qui pourront même vous servir de première carte son ! Vous faites ainsi d’une pierre deux coups.

Mais si vous n’avez pas le budget, le micro de votre smarphone ou de votre ordinateur portable fera très bien l’affaire pour commencer à garder une trace de vos musiques.

Pour les éditeurs de partition, je recommande Musescore : c’est un très bon logiciel libre et la communauté est assez solide. Pour les guitaristes, il existe Guitar Pro qui fait des merveilles aussi ! L’avantage d’utiliser un éditeur de partition réside dans le fait que c’est malléable et qu’on a un retour sonore de ce qu’on écrit. Ce qui est très appréciable pour se rendre compte de ce qu’on fait.

Notez que ce setup rend difficile la production de fichier audio. En effet, aucun éditeur de partition ne possède de solution réaliste pour simuler des instruments. N’espérez donc pas produire des MP3 diffusables sur Spotify ! (En même temps si vous débutez, ce n’est pas si grave, hein ? 😁)

De plus, avec un dictaphone, la qualité de l’enregistrement ne sera pas idéale… disons de l’ordre de la démo. Comprenez-moi bien : ça reste largement suffisant pour coucher vos premières idées de compo et les partager à vos amis.

Au niveau des séquenceurs:

  • je recommande Cakewalk parce qu’il est entièrement gratuit et n’a aucune limitation de fonctionnalités.
  • D’autres sont populaires : Garage Band, Ableton Live Lite, Cubase LE ou Studio One Prime… Mais ce sont des versions limitées de logiciels payants. Vous serez donc bloqué un jour ou l’autre pour composer !
  • Quant à Reaper, il n’est pas gratuit, mais possède un excellent rapport qualité-prix : je recommande aussi, bien que son interface soit moins facile d’accès.

L’interface audio (carte son) est facultative, car vous pouvez vous débrouiller dans un premier temps avec la carte de son interne de votre ordinateur personnel. Il existe également des solutions pour remplacer les pilotes audio de votre ordinateur et optimiser la latence, ASIO4All par exemple que je recommande les yeux fermés ! 👍

Si vous êtes malin dans vos choix et que vous avez déjà un smartphone comme dictaphone, ce setup peut rester entièrement gratuit. Autrement, tout dépendra du prix des apps. Le coût de ce setup reste donc encore très raisonnable. Comptez de 0 € jusqu’à 200 € avec une carte son et un logiciel pas cher.

Protip : ne soyez surtout pas radin sur le dictaphone ! C’est l’appareil qui va tout enregistrer, autant que ce soit au niveau !

Une fois que vous avez cette config, vous pourrez envisager d’aller un peu plus loin en commençant à construire votre home studio. Voici d’ailleurs un article intéressant qui vous donne quelques conseils et astuces lorsqu’on débute en production musicale.

Le prochain setup, tout aussi intéressant et que vous ne connaissez peut-être pas, présente une configuration très particulière qui offre pas mal de possibilités créatives :

Le setup nomade – si on n’a aucune place et qu’on exige la qualité

Ce setup est idéal lorsqu’on veut continuer à créer dans toutes les situations où l’on n’est pas chez soi. Que vous soyez retardé et bloqué dans un aéroport ou que vous soyez inspiré par une architecture impressionnante à l’étranger, avec ce setup vous serez en mesure de capturer vos idées sur le moment.

  1. Un enregistreur nomade avec interface audio intégrée : autrement dit, un appareil qui fait à la fois carte son et microphone de qualité.
  2. Un laptop confortable : votre ordinateur portable doit avoir un équilibre entre légèreté, puissance, et grand écran.
  3. Un séquenceur professionnel : Cubase, Ableton Live, Logic pro… Vous avez le choix !
  4. Un clavier maître miniature et robuste du type piano 25 touches.
  5. Des écouteurs intra-auriculaires et haut de gamme, pour faire office de casque de monitoring nomade.
  6. Facultatif : un instrument de voyage comme un ukulele ou une guitare folk. Avec ça et votre accent frenchy, vous êtes armé pour faire fondre les filles sur les rooftops 😉
  7. Facultatif : un disque dur externe rapide pour stocker les backups de vos projets et vos banques de sons.
  8. Facultatif : des apps musicales sur votre smartphone pour avoir une surface de contrôle supplémentaire sans matos en plus
  9. Facultatif : un adaptateur électrique international… avouez que ce serait très con de ne pas pouvoir composer à cause de cet oubli ! 😂

Mon avis 💬

Une interface audio est indispensable si vous souhaitez enregistrer des sons de meilleure qualité que celle fournie par la carte son intégrée à votre ordinateur. Le Zoom H6 est parfait pour ça ! J’en possède un depuis 10 ans et je n’ai jamais été déçu.

le Zoom H6 permet de capturer des sons d’environnement très sympa ! On parle d’ambiance de ville, de café, de bruits divers, d’impacts, de voix ou carrément de musiciens locaux, pourquoi pas !

Sachez cependant que la prise de son sera de qualité « live » et non de qualité studio. Mais selon votre environnement acoustique, ce pourrait être une qualité suffisante pour être retouchée en postproduction. Ça m’est déjà arrivé plusieurs fois et personne n’a jamais rien vu ! Au contraire, ça donne un timbre naturel et authentique (avec des défauts et bruits de fond qui peuvent ajouter à l’esthétique générale).

Si vous n’avez pas de Zoom (H4n, H6… ou équivalent) ou ne souhaitez pas enregistrer de sons autour de vous, prenez une petite Focusrite Scarlet 2i2 comme sur la photo, ça fera très bien l’affaire.

Les apps sur smartphone (par exemple : Touch OSC, Touch Portal, Animoog Z, Korg synths) sont idéales pour agrandir facilement l’espace de travail, optimiser le workflow, étoffer vos outils ou conserver des accessoires toujours utiles (comme un métronome ou un accordeur).

Quant au clavier maître, vous avez le choix, il y a beaucoup de marques sur le marché. Ceci dit, le Akai LPK25 ou le MPK mini fera très bien l’affaire. Ne vous prenez pas trop la tête. Éventuellement, si vous voulez quand même avoir des contrôleurs pour votre DAW, il existe la série nano de Korg (nanoKontrol, nanoPad et nanoKey).

Je ne l’ai pas inclus dans la liste, mais pensez à prendre une housse antichoc pour votre laptop. Ce n’est jamais une bonne idée de le laisser se balader dans votre sac à dos. Et de manière générale, protégez votre équipement ! Personnellement, j’ai même glissé des petites poches de gel de silice récupérées dans des boites à chaussures pour absorber l’eau au cas où mon sac à dos tombe dans une flaque ou si je me retrouve sous une averse tropicale ! On n’est jamais trop prudent. 😉

Si possible, prenez quand même un casque de monitoring. Ça fera vraiment la différence.

Finalement, ce setup vous oblige à simplifier votre processus de composition : en effet, on ne peut simplement plus se perdre dans le « library digging » (explorer ses banques sons à l’infini) et l’on est forcé à faire des partis-pris esthétiques dus aux limites des instruments physiques ou virtuels à disposition. Ne vous y trompez pas, c’est un avantage pour stimuler votre créativité.

Enfin, n’envisagez pas de mixer vos compos avec ce setup, ce serait casse-gueule. Surtout sans casque de monitoring. Cette config est faite pour composer partout, pas mixer. Alors cantonnez-vous à écrire des démos jusqu’au prémix. Et reportez tout le travail de mixage quand vous serez de retour dans votre studio… ou bien louez une journée dans un studio de musique local.

Comptez entre 300 € et 500 € minimum pour ce setup et beaucoup plus si vous n’avez pas de laptop suffisamment bon.

Et maintenant, voici mon setup préféré (c’est celui que j’ai personnellement). Un setup qui vous autorise des possibilités vraiment plus étendues sans devoir louer un studio de musique professionnel hors de prix.

Je vous présente…

Le setup home studiste – ce qu’il faut VRAIMENT si on est sérieux

Ce setup est un équilibre idéal : aucun compromis sur la qualité de vos productions et un investissement raisonnable pour le monter… comparé aux coûts faramineux d’un studio de musique professionnel, bien sûr.

Cette config vous suffira probablement la majeure partie de votre carrière. Voyons tout cela en détail :

  1. Un ordinateur de bureau haut de gamme pour effectuer les montages et prises audio à faible latence.
  2. Une interface audio externe pour connecter vos instruments et micros à votre ordinateur.
  3. Une paire d’enceinte de monitoring pour travailler sur une image sonore réaliste et de qualité
  4. Un casque de studio performant pour avoir une indispensable seconde écoute
  5. Du traitement acoustique pour contrôler un minimum l’acoustique de votre studio
  6. Un DAW (séquenceur) professionnel pour ne plus être contraint par un version Lite.
  7. Des banques son, instruments virtuels et effets audio pour accéder à des sonorités beaucoup plus professionnelles.
  8. Un clavier maître, de type piano MIDI 88 touches.
  9. Un contrôleur de DAW, même d’entrée de gamme de type Behringer X-Touch Compact
  10. Un microphone performant et versatile pour enregistrer des voix ou des instruments.
  11. Des câbles et des pieds pour connecter et maintenir vos microphones.
  12. Facultatif : Un 2e écran d’ordinateur pour ne pas avoir à jongler entre les fenêtres de tous vos logiciels et plugins.
  13. Facultatif : Plusieurs disques durs internes pour optimiser les ressources en lecture et écriture et accueillir les téraoctets de banques sons professionnelles.
  14. Facultatif : Une stratégie de sauvegarde rigoureuse, idéalement faites un backup de tout vos projets en 3 copies

Mon avis 💬

Des applications mobiles permettent aujourd’hui d’utiliser un smartphone pour composer, mais ce n’est pas idéal. Définitivement, prenez un ordinateur de bureau qui sera modulable et vous suivra longtemps même quand de nouveaux besoins se manifesteront.

Un second écran c’est un gain de temps considérable ! Et c’est juste indispensable pour la musique de film, notamment. Si vous avez le choix, n’hésitez pas !

D’ailleurs pour votre écran principal, je recommande un écran 4k afin d’avoir suffisamment d’espace et de confort pour travailler. Entre l’interface complexe de votre DAW, toutes les fenêtres des plugins, le navigateur web, les documents textes etc. etc. etc., vous allez vite ressentir le besoin d’espace ! Pensez à multiplier les bureaux virtuels d’ailleurs.

Pour la carte son, visez minimum 4 sorties audio. Parce que vous aurez probablement une seconde écoute (c’est-à-dire une seconde paire d’enceintes hifi ou de monitoring, pour comparer).

Protip : le mot d’ordre c’est « Anticipez les besoins » ! Par exemple si vous prévoyez d’enregistrer votre batterie acoustique régulièrement, choisissez une carte son avec minimum 8 entrées micro au lieu de devoir en acheter une deuxième. Ou encore, si vous prévoyez de composer en multicanal 5.1, prévoyez de prendre une carte avec 8 sorties pour pouvoir disposer deux 2 sorties supplémentaires pour une paire d’enceintes stéréo.

Le corolaire à Anticipez vos besoins, c’est… d’anticiper les problèmes ! Mettez impérativement en place une stratégie de backup solide pour tout : vos projets, vos banque son, votre OS. Le principe fondamental c’est de faire 3 copies, dont une « hors site ». Par exemple, sur votre PC + sur votre NAS (synchronisé en temps réel avec une sauvegarde incrémentielle) + sur un cloud. Voici une explication plus détaillée, si le sujet vous intéresse.

Pour le micro, prenez-en un ou deux qui puissent s’adapter à plusieurs situations. Un duo Shure SM57 + Rode NT2-A est un choix vraiment malin, selon moi.

Ensuite, un home studio de qualité demande nécessairement de l’espace. Idéalement une pièce dédiée à la musique dont les murs seront traités acoustiquement. Choisissez la plus isolée des bruits extérieurs.

A propos du traitement acoustique, ne faites pas n’importe quoi. Ce n’est vraiment pas l’élément à négliger, croyez-moi ! Avec un budget de 1000€, il vaut mieux mettre 400€ dans une paire d’enceintes et 600€ dans du traitement acoustique plutôt que 900€ dans des enceintes et 100€ dans le traitement ! Et oubliez les boites d’œufs à coller sur les murs : c’est une légende urbaine complètement irréaliste qui vous fera passer pour un rigolo aux yeux des pros. Pour aller plus loin, voici une excellente série de vidéos à ce propos.

Protip : je vous déconseille de prendre des mousses acoustiques pas cher à coller sur les murs. Je parie que votre home studio fait 9m² à tout casser, et les vrais problèmes dans ces pièces viennent des basses et bas-médiums… pas des aigus ! Ceci fait que les mousses, même soit disant bass traps, sont vraiment inutiles pour traiter les basses. Ne tombez pas dans ce piège.

Ce setup coûte relativement cher il faut l’avouer. Comptez 2000€ grand minimum en considérant que vous ne prenez que du software gratuit (séquenceur gratuit, effets audio gratuits, banques son gratuites). J’ai dit « relativement cher », car cette config se monte au fil du temps en étoffant votre setup au fur et à mesure que vous gagnez en expérience.

Moi, si je compte vraiment tout mon home studio, je dois être à ~10k€ à la louche, mais ça m’a pris 15 ans pour avoir tout mon matos. Il est nécessaire de prendre son temps et ne pas se précipiter !

Comment améliorer votre setup intelligemment

Maintenant que vous vous situez mieux dans ces différentes situations, vient la question fatidique « Comment qu’on fé !? ».

Eh bien, c’est finalement très simple ! Voici la démarche que je recommande :

  1. D’abord, définissez vos objectifs en composition (toutes ces configurations ne sont pas forcément adaptées à vos projets ou vos objectifs au long terme en musique !)
  2. Ensuite, définissez votre budget actuel cela conditionnera grandement ce que vous allez vous procurer
  3. Enfin, définissez les priorités d’achat : tous les équipements ne sont pas forcément nécessaires dès le premier jour. Pensez vos achats au long terme. Voici l’ordre des priorités selon moi (mais votre cas est sûrement un peu différent) :
    • Prio 1 – de quoi écrire la composition : logiciel de notation, séquenceur, microphone, contrôleurs midi, instrument de musique, carte son
    • Prio 2 – de quoi avoir une écoute transparente : casque de monitoring, enceintes de monitoring, traitement acoustique
    • Prio 3 – de quoi produire des sons de qualité : effets de mixage, plugins, banques sons, DI box, microphone
    • Prio 4 – de quoi rendre le travail de composition plus agréable et efficace : équipement de bureau, upgrade de composant de PC, surface de contrôle pour le DAW, contrôleur de monitoring, stratégie de backup, 2e écran, automatisations en tout genre (prises connectées, scripts logiciels et macro)
  4. Achetez petit à petit au fil des mois

Quelques conseils

  • N’hésitez pas à vous faire la main sur des équipements d’entrée de gamme (pédales de guitare chinoises, contrôleurs midi pas cher, banques son gratuites, etc.).
    • Déjà parce que c’est largement suffisant quand on débute (et ça peut vous suffire plus longtemps que vous ne le pensez, souvent plusieurs années)
    • Ensuite parce qu’aujourd’hui le matériel d’entrée de gamme n’est pas forcément mauvais. En général, c’est surtout que ces équipements possèdent moins de fonctionnalités ou sont moins précis. Croyez-moi, si vous débutez vraiment, alors vous ne verrez pas la différence.
  • Si vraiment vous envisagez du haut de gamme, envisagez de louer le matériel quelques jours pour le tester si c’est possible. Ou profitez d’une garantie satisfait ou remboursé : les revendeurs en ligne en ont toujours une ! (Thomann par exemple)
  • Si vous avez un budget très serré et que vous n’êtes pas pressé, pensez au marché d’occasion. On trouve souvent des petites perles pour pas cher.

Conclusion

Pour conclure, n’oubliez pas qu’il n’y a pas de setup parfait en matière de composition ! En fonction de vos besoins, votre budget, et vos objectifs musicaux, certaines configurations se prêteront mieux à votre cas.

Dans tous les cas, commencez par l’indispensable. Et travaillez vos techniques d’écriture avant d’acheter du matériel ! Le manque de compétence ne sera jamais remplacé par du matériel supplémentaire.

À vous de jouer !

Maintenant que vous savez quel matériel acheter pour composer votre musique, à vous de passer à l’action !

Je vous encourage à me dire en commentaire si vous avez des questions ou des remarques à ajouter sur les différents setups présenté ici 😃 Je serais ravis de vous lire !

Et en bonus : pour le plaisir des yeux voici, mesdames et messieurs, l’incroyable studio de Hans Zimmer :

Vue large du studio de Hans Zimmer

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